Débat sur l’économie sociale

avec la participation de P.Viveret
vendredi 28 février 2003
par Collectif TRANSVERSEL
popularité : 7%

Les associations humanitaires pointent la nécessité fondamentale d’une nouvelle approche de la richesse. Y seront évoquées les possibilités d’alternatives tant au plan des idées que de l’action.

Le débat sur l’économie sociale et les associations impliquées s’est engagé publiquement au secrétariat de l’économie solidaire suite à la lettre de commande de monsieur Guy Hascoët sous le gouvernement Jospin. Ce travail, avec l’appui du PNUD (programme des nations unies pour le développement), a donné lieu aux rencontres internationales de mars 2002 à Paris avec la présentation du rapport VIVERET , la participation des nombreuses associations concernées par les enjeux de la richesse et les lettres en réponses du premier ministre et du Président de la république.

Les associations humanitaires pointent la nécessité fondamentale d’une nouvelle approche de la richesse. Y seront .évoquées les possibilités d’alternatives tant au plan des idées que de l’action.

La question du crime de l’humanité contre la vie a été posée ; quels en sont alors les mobiles et les armes ?

Cette question est liée à la représentation de la richesse :

Le modèle de développement actuel en occident n’étant pas universalisable sur la planète car non durable et non projetable, pourquoi cette obstination ?

Il y a contradiction entre diagnostic et remèdes, les indicateurs au quotidien qui nous régissent et nos systèmes de motivations, ceux-ci anthroposophiques et civilisationnels seront abordés plus bas.

RETOUR HISTORIQUE Selon les civilisations, la nature du rapport à l’économie et la monnaie est différente et liée aux croyances.

Dans nos sociétés développées, les variables sont guerrières et industrielles et montrent la nature de notre sous développement.

Nous ne pouvons plus contourner l’ampleur du défi écologique (l’air, l’eau et leur valeur économique liée à leur rareté) ; les raisonnements et les motivations sont contradictoires.

Nous sommes devant un grand défi par rapport à la révolution du vivant ; le clonage sert-il des fins thérapeutiques ou d’autres plus douteuses.

Les modes de développement (sociaux, éthiques et spirituels) sont des enjeux fondamentaux ainsi que l’extension du modèle sur toute la planète.

Une grande partie du mal développement ne vient pas des moyens mais de notre sous développement éthique, affectif et spirituel.

L’ENJEU ANTHROPOLOGIQUE ET CIVILISATIONNEL Nous avons besoin de sens et de compréhension par rapport à l’insensé.

L’angoisse apparaît comme le double de l’énergie du désir.

Lutter contre la mort entraîne des passions inversées.

La question de notre mal développement se trouve là : le désir de possession est surdéveloppé dans nos civilisations et le désir d’être trop faible. Cela nous propulse dans un cycle dépressif ( comme pour les toxicomanes) à compenser ou remplir ici par l’avoir.

Nous sommes dans un cycle EXCITATION-DEPRESSION destructrices au niveau économique mondial

Rentre-t on vraiment dans un axe destructeur avec une guerre de civilisation ou bien dans un nouvel humanisme à construire en prenant le meilleur et créant un dialogue de civilisation ?

Un débat démocratique est essentiel a tous les échelons mondial, national, local pour UN CHOIX DE SOCIETE.

Ce qui est toxique, dans les questions internationales, ce n’est pas le désaccord mais le malentendu et l’incompréhension.

Donnons nous collectivement l’autorisation du doute et du désaccord comme un plus, positif.

La sécurité dans le désaccord permet de se reconnaître à progresser, ce qui est différent du malentendu qui provoque une stérilisation de l’avancée.

CE QUI DOIT MUTER :

La question de la violence interhumaine

La question de la démocratie serait de revisiter les raisons pour lesquelles se sont effondrés les autres systèmes non capitalistes et créer une dynamique de force (logique gagnant-gagnant) plutôt qu’un rapport de force (logique guerrière).

L’humanité étant menacée par elle-même (à part les astéroïdes) se pose la question de la barbarie intérieure et extérieure et de la Sagesse.

LA SAGESSE DEVIENT UNE QUESTION POLITIQUE

Dans le rapprochement Orient/occident nous pouvons découvrir et/ou développer à la différence de la tension (stress/quantité), l’attention (qualité de vivre intensément conscient) qui dans la tradition bouddhiste donne " vivre à la bonne heure " = au moment présent.

Nous sommes dans une pathologie du quantifiable qui est à l’opposé d’une qualité relationnelle et de faire un bout de chemin ensemble !

CONCLUSION L’homme devrait au début être placé au centre et traité comme une question, une espèce qui ne s’aime pas pour ensuite faire sortir comme une résultante, le meilleur de l’humanité.

Simultanément devraient être traitées des questions politiques et de sagesse.

Que faisons-nous de la conscience et de l’esprit ? nous les nommerons ici spiritualité laïque.

Le service publique devrait être autre chose qu’une question de propre passion de pouvoir et de domination.

L’espace publique international (dans un esprit de spiritualité laïque) doit mener d’un dialogue pour la terre à un dialogue en humanité.

Comme le big bang a donné un univers ou une pluralité d’univers, nous avons nous une pluralité de choix de vies par rapport à celle que nous vivons parmi tout le champ des possibles.

Nous naviguons entre choix et contraintes dans cette multiplicité de potentialités et vivons une réalité unique et entière.

Toutes les sagesses parlent de changer la vision.

En vivant dans l’attention, la réalité est d’une intensité extraordinaire.

Dans le temps présent nous avons accès à l’éternité et c’est tellement satisfaisant que nous n’avons alors plus besoin de nous poser la question de l’avenir.

La question du temps est une grande question sociale et politique.

Commençons à vivre cette question au niveau de soi-même et des groupes auxquels nous appartenons.

Vivre et témoigner d ’une qualité de vie, de coopération, d’intérêt par rapport au métier que nous voulons faire, est différent du dire.

C’est aussi différent du modèle militant de souffrance où sont énoncées les conditions préalables d’un futur nécessaire.

Vivons notre humanité sur le terrain d’un imaginaire positif sur un modèle coopératif festif.

extrait par Anne Marie Bronner (adhérente SEL Gabare N° 47)


Texte mis en ligne sur le site du sel Gabare lors des rencontres sur la monnaie en octobre 2002

mis ici sur le site transversel par Daniel le 28 février Les prochaines rencontres de Pessac auront lieu en oct.2003


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lundi 27 février 2012 à 04h54, par  csxIbzNan

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