les biens de l’environnement, ou la métaphore du troc au 21ème siècle

By Alejandro -Systema TROCAR-
vendredi 6 février 2004
par Collectif TRANSVERSEL
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Les biens de l’environnement peuvent proposer une réponse, à travers une gamme ’de bio monnaies’, au financement des économies régionales.

Par leur intermédiaire, les communautés locales auront globalement les instruments suffisants pour mobiliser leurs ressources, subventionner des plans d’urgence alimentaire, de santé, d’éducation, ou de travail ; participer en temps réel au marché global avec leur offre qui est restée jusqu’à maintenant seulement domestique. Les Municipalités, seules ou regroupées, doivent jouer un rôle proeminant dans la définition de méthodologies et de modalités de contrôle en mettant en place des systèmes régionaux d’échange et de compensation de biens et services (troc). Ces systèmes entreraient dans le cadre de leurs stratégies de développement (alimentaire / social / de l’environnement). La bio-capitalisation nous propose aussi une nouvelle forme de coopération entre les municipalités urbaines et rurales, surtout en ce qui concerne les grandes vi ! lles.

Moyennant une régulation responsable et stricte, les Économies Régionales, de préférence en concordance avec la gestion de leurs bassins hydrographiques, auront des instruments de paiement locaux grace au système de troc multireciproque. L’idée est de combiner des solutions pour affronter l’urgence économique, établir une nouvelle perspective de développement intra et inter-régional et créer les bases nécessaires pour respecter les équilibres macro-économiques éxigés dans chaque région.

Un Système de monnaies "Bio-sociales", sur la voie d’une Monnaie Unique en Amérique latine, sera une réponse catégorique aux pressions pour le dolarisation de nos économies. Il restaurera le principe indispensable de" SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE" et il fera de nos régions, d’après leurs avantages comparatifs, des ’communautés stratégiques’ capables de produire des réponses bio-tropiques, saines dans l’arène de l’économie mondiale. L’idée principale est d’utiliser les biens de l’environnement mais rien à voir avec le kidnapping du carbone ou le marché des droits de polluer. Ces achat et vente de droits à la contamination, sont de simples transactions de papiers et c’est un modèle qui ne peut pas être considéré comme soutenable, durable. Ces biens, échangés internationalement, ont pour caractéristique principale leur homogénéité. Ainsi, le prix de ces marchandises est semblable partout dans le monde. En fait, il y a seulement un prix pour chaque type de denrée au niveau international. Et s’il y a de petites différences, elles s’expliquent par les coûts de transaction, d’intervention et les frais de transport.

Il y a beaucoup de classifications. Une très utilisée dans les marchés financiers internationaux, bien qu’elle ne les inclue pas tous, est la suivante : métaux (or, argente, cuivre), énergie (pétrole, gaz naturel), nourriture et matières premières (sucre, coton, cacao, café), grains (maïs, blé, pois chiche, fèves), bétail (bovin, porcin), etc. Une classification récente identifie les Biens De l’environnement comme marchandises, extraites de ressources naturelles, produites dans les conditions d’un développement durable et constituant des denrées vitales pour l’industrie et l’agriculture. Ils sont divisés en sept matrices : 1 eau, 2 énergie, 3 bois, 4 exploitation minière, 5 biodiversité, 6 recyclage et 7 contrôle d’émissions polluantes ; le dernier est subdivisé dans trois éléments : sol, eau et air. Les biens sont échangés dans les marchés internationaux spéciaux, la Bourse de Métaux à Londres par exemple dans laquelle l’or et le cuivre sont échangés, (parmi d’autres produits). Le marché où les biens de l’environnement sont échangés est le Brazilian Environment Commodities Exchangue BECE CNRB-MA Pour plus d’informations : www.sindecon-esp.org.br documents CTA

C’est l’occasion de rédéfinir les indicateurs, les variables selon d’autres valeurs. Il faut non seulement classer ces biens mais aussi définir leurs normes et les instruments opérationnels, trouver des investisseurs, multiplicateurs, acteurs économiques, politiques et représentants de gouvernements locaux, régionaux, nationaux, ou d’organisations internationales pour les intégrer dans cette ’société stratégique’, dans le BIO-MARCHE. Ce bio-marché , fondé sur la trilogie : légitimité / crédibilité / éthique, exige une participation conscientisée et active dans la promotion d’une "économie juste et sociale" basée sur le principe de démocratie participative et de développement durable, respectueux de l’environnement. Ce nouveau marché attirera des investissements directs pour les populations les moins protégées, ou simplement pour les personnes exclus de la pyramide des biens traditionnels. Dans ce scénario financier original, la Monnaie Social du troc ’’, et les Bio-Monnaies basées sur les Biens de l’environnement faciliteront la mise en place de nouveaux systèmes régionaux d’échange et compensation de biens et services. Ils offriront un modèle sain, souverain et paradigmatique de réalisation économique.

L’Amérique latine possède les sept "matrices" sur son territoire depuis que c’est un continent aux caractéristiques géologiques, biologiques et climatiques diverses.

Ainsi, il rend possible des émigrations de production d’une région à un autre. Et la chose principale est : les Latino-américains sont une population particulièrement multiculturelle. Ici les "races" les plus différentes vivent ensemble, en général sans les radicalismes qui existent dans d’autres parties du monde. Pour que ce nouveau modèle aient des résultats satisfaisants en terme d’ emploi, de richesse ou encore de protection de l’environnement) et que la boucle soit bouclée, il est nécessaire de mêler les intérêts de groupes professionels différents : défenseurs des droits de l’homme, PDG, communautés et municipalités, politiciens etc. Nous devons former des groupes au moyen d’Internet (comme le Rede CTA, Conseiller, Négociant et Conseiller, coordonnée au Brésil par le Syndicat des Économistes de Sao Paulo, réseau qui regroupait en juin 2001, plus de 6 mille participants et plus de 1.500 entités de pays différents du monde discutant au sujet des biens de l’environnement). Il faut établir des critères de classification, de certification, aussi bien que des critères concernant la production et les financements. Cela doit être progressif. Prenons un exemple : le monde a besoin d’énergie renouvelable. Le plus important est de faire réaliser aux populations que les ressources naturell ! es leur appartiennent et qu’ils doivent être vigilants et se mobiliser contre les actuelles privatisations de l’eau, parce que c’est vendre une des matrices principales de l’environnement. Nous devrions protéger conjointement l’eau et l’énergie, car elles sont deux matières premières vitales pour l’industrie et l’agriculture.

L’Amérique latine peut produire avec des énergies renouvelables ( et pas seulement la biomasse) en financant ces projets. En pratique, cela constituera la base d’un TROC entre régions et pays. Les communautés sont informées de la nécessité de traiter les problèmes avec rationalité et avec des réponses sociales. Cette initiative doit venir des communautés et municipalités, ie à petite échelle, avec les initiatives locales, et alors il atteindra des dimensions plus importantes, au mieux, une dimension globale.

Une nouvelle fois, la créativité en Amérique latine engendre un scénario original. A partir de monnaies sociales et d’un nouveau marché de biens de l’environnement, on met en place un système régional d’échange et de compensation de biens et services, un système qui offre beaucoup d’avantages à la population. Ce ’bio marché’ produit, grâce aux nouveaux concepts de gestion financière, la mobilité des ressources disponibles dans nos économies locales et régionales. Par conséquent, il facilite la mise en oeuvre d’une "monnaie d’intérêt civique" proposée par les Nations unies.

Le TROC devrait être la métaphore d’une économie "de et pour" Gens.

- La réciprocité
- la solidarité
- la compréhension mutuelle
- la symétrie et la coopération serait leurs signes.

Les facteurs comme de la Monnaie Sociale, les Biens De l’environnement, le Capital Social, la Capitalisation Biospherique, l’Associationnisme, l’Économie Sociale, avec l’aide des nouvelles technologies de l’information et de la communication, constituent les moyens et les fins de ce système qui émergent parmi les communautés, municipalités et régions d’Amérique latine. Après la dévastation causée par le néo-liberalisme, une société émergente serait alors capable de trouver la solution à travers le NEO-TROC ???


1992 - OCTOBER - 2002

Dix ans de Troc


Potosí - Cochabamba (Bolivia)

Niterói - Nova Friburgo (Brasil)

Ciudad de Buenos Aires - Avellaneda (Argentina)

San Bernardo - El Bosque (Chile)



Remerciements pour ce texte de réflexion et contact pour plus de détail....

Trouver la solution à travers le NEO-TROC ??? Alejandro Sistema TROCAR info@simaas.ong.org


Commentaires

Logo de Fabienne Thiel
mercredi 20 mai 2009 à 11h20, par  Fabienne Thiel

Bonjour,
Je viens de prendre connaissance de votre article qui présente avec précision les enjeux et bien-fondés d’une économie basée sur le Néo Troc.
Professeur dans un lycée expérimental partenaire avec science po Paris, je monte actuellement avec quelques collègues un projet orienté précisément sur toutes formes d’échanges, d’alternatives aux systèmes économiques classiques, à la "bio entreprise". Je suis en recherche d’une destination pour un voyage d’étude permettant à des élèves âgés de 16 ans de comprendre ces nouveaux modes d’échange comme alternative possible à la crise.
Je viens à vous afin de vous solliciter sur ce point. Pouvez-vous m’indiquer un endroit, un village, une ville qui a su échapper au système classique, qui en vit ? Auriez-vous un contact francophone à me proposer ?
Je vous remercie par avance de la réponse diligente que vous pourriez me donner.
Cordialement,
Fabienne Thiel

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