A Toulouse, les livres se troquent sur fond de lectures au Marathon des mots

vendredi 16 juin 2006
popularité : 1%

Un "Phèdre" contre un Marcel Pagnol, de la science-fiction contre de la littérature africaine. Sur la place du Capitole, les passeurs de livres toulousains se pressent à cette deuxième édition du Marathon des mots pour échanger leur amour des livres... ou s’en débarrasser.

"Le livre que vous apportez, vous ne le verrez plus et celui que vous prenez, faites le circuler", résume Michèle, bénévole au stand du "grand livre" jaune à l’effigie de cette manifestation qui allie jusqu’à dimanche 200 textes lus par des artistes à des expositions et des spectacles.

Sur les étagères de cette bibliothèque en plein air, les livres ne cessent de changer de mains. "C’est très très sympa, l’idée d’échange", lance Véronique, 48 ans, surprise d’"avoir le bol" de trouver parmi la centaine d’ouvrages, un livre dédicacé à Olivier Poivre d’Arvor, un des organisateurs de l’événement.

"On veut vraiment montrer que cet événement n’a pas un caractère commercial, mais basé sur l’échange", assure M. Poivre d’Arvor, ravi de voir l’engouement porté à ce troc, une des nouvelles animations du Marathon des mots. Ce festival littéraire, qui s’est ouvert jeudi, a attiré 52.000 personnes en 2005 et devrait, selon lui, "certainement être cette année le plus fréquenté en France".

Pour cette nouvelle édition, les lectures se veulent alléchantes avec les voix d’écrivains comme Michel Tournier, Erik Orsenna, Daniel Picouly ou Umberto Eco, d’artistes (Grand corps Malade, Hubert-Félix Thiéfaine) ou encore d’acteurs tels que la marraine de cette manifestation Carole Bouquet.

"Je ne sais pas si les mots, pour vivre, ont besoin d’être dans la bouche de célébrités", estime cependant Axelle, 21 ans, après avoir déposé trois livres neufs trouvés dans une poubelle contre des pièces de théâtre "dans de belles collections".

Si certains liquident les ouvrages qu’ils possèdent en double ou jugés inintéressants, d’autres y voient l’occasion de découvrir de nouveaux styles.

"Je suis très SF (science-fiction), j’ai vu qu’il n’y en avait pas beaucoup, donc j’en ai mis trois et j’ai pris un livre de Christian Jacques sur la culture égyptienne, un livre de SF en littérature jeunesse et un autre sur la culture en Amérique latine", sourit Anna Jacquette, étudiante en biologie.

Source


Portfolio

JPEG - 64.5 ko

Commentaires

Brèves

19 octobre 2016 - DEMAIN...Le Plan ESSE

Le plan ESSE, un dispositif à hauteur des enjeux écologiques et humanitaires. A retrouver sur le (...)

13 octobre 2008 - Les enfants difficiles : comment leur venir en aide par l’échange d’unités

Non-respect des limites, opposition systématique, agressivité... certains enfants sont enfermés (...)

9 octobre 2006 - Un mois, un million d’euros pour sauver un des derniers journaux un peu libre...

Un mois, un million d’euros Depuis plusieurs mois, Politis travaillait à un plan de reprise. (...)