Introduction à la "Démocratique"

by Michel Portal
mardi 25 septembre 2007
par Collectif TRANSVERSEL
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Avant-propos

Contraint par ma situation personnelle actuelle à une activité seulement intellectuelle, j’ai écrit ce texte à la suite d’un atelier de « politique imaginaire » lors d’un stage d’été du GFEN (Groupe Français d’éducation Nouvelle) à Toulouse, mêlant expression artistique et écriture.

Cet atelier m’a donné l’occasion de lancer le mot « démocratique » et de développer quelques-unes des idées que je mijote en la matière.

Cordial Michel

Introduction à la démocratique (version 7)

La démocratique - comme on dit l’informatique - est un travail pour repenser la démocratie.

La démocratique reconnait l’usure du mot démocratie tant de fois détourné. Ce rêve spontané pourtant demeure, génération après génération, et je le prends au sérieux.

La démocratique passe par une meilleure écoute de la Nature.

La réalité naturelle me semble, malgré les apparences, indépassable : « On ne commande à la Nature qu’en lui obéissant » (5). Notre confiance en Elle, avec ou sans Dieu, lui est acquise puisqu’elle a su nous faire émerger comme espèce via une évolution passée, mais aussi une évolution présente, toujours active. Avec nos corps, notre langage, nos désirs, nos sentiments et nos rêves.

La démocratique veut donc se plier à la physique et à la raison les plus réalistes. Elle reconnait dans le cosmos des lois déterminées et, simultanément, des indéterminations (1). Les indéterminations naturelles matérialisent sa capacité d’évolution, sa diversité et sa créativité. L’histoire n’est jamais complètement écrite d’avance. A chaque instant, des libertés existent. L’aventure, non pas vers le Bien ou le Mal, mais plus exactement vers le mieux ou le moins bien, est une possibilité individuelle et collective. La réalité est modifiable à plusieurs niveaux. Des conflits existent, ils sont remédiables. Pour notre espèce, premièrement par le langage (voir complément IV). Les indéterminations donnent du poids aux choix que nous effectuons au présent par nos actes ; des plus quotidiens aux plus élaborés. La nature et d’anciennes options nous imposent les cultures et les traditions telles-qu’elles-sont, mais toutes sont appelées à évoluer. Huttington peut se tromper, nous tromper.

La démocratique repart aussi des observations de Gottfreid Leibniz sur le caractère quasiment aussi complet et complexe des petits ensembles naturels que des grands (Dans le village, la mare ; dans la mare, le poisson ; dans le poisson, etc...). Cette propriété naturelle s’observe par exemple dans les hologrammes mais elle semble bien plus large (Complément V).

Une seule fraction de cette image en trois dimensions, permet de reconstruire à l’identique la figure entière ; simplement elle est un peu moins nette.

La démocratique cherche à rassembler des pratiques, des savoirs, des recherches, des techniques.

Elle appelle une critique respectueuse mais franche des états culturels, politiques, religieux présents. C’est une action volontaire et populaire pour développer une démocratie véritable dans toutes ses dimensions que nous préciserons plus loin ; y compris créer les emplois à temps partiel, nombreux, qui iraient avec (2).

La démocratique reconnait la spécificité des choses du langage par rapport aux choses économiques. Elle dépasse la simple question des langues et fait appel au langage lui-même, à l’art, à l’esthétique et, évidemment, à l’éthique quelle qu’en soit l’origine.

L’éthique existe à la base parce qu’il y a des indéterminations spontanées.

La démocratique ne nie pas la possibilité de Révélations religieuses, mais elle affirme le caractère public et universel de l’éthique. La vraie morale s’est toujours moquée de la morale, on le sait bien.

L’éthique n’est pas propriété exclusive des convictions, des politiques et des religions communautaires. Les communautés ont le droit (et le devoir) de la promouvoir, mais elles sont en tort lorsqu’elles tirent cette couverture à elles ; voire exclusivement à elle.

La démocratique concernera aussi bien la conduite de la cité (polis) que « se conduire » dans la cité (civis) ; sans domination de l’une sur l’autre, mais avec considération réciproque de la politique et de la citoyenneté. La démocratique cherche ce que chacun-e et les collectivités peuvent faire pour avancer vers une vie individuelle et une vie sociale - ensembles (3) - plus accomplies. Elle n’oppose pas de façon systématique intérêt particulier et intérêt général. Elle ne voit jamais deux camps irréductibles dans l’humanité (complément I).

Ce sont les faiblesses actuelles de notre « démocratie » individuelle - interne - et des démocraties - externes - (locales, régionales et mondiales) qui autorisent les exploitations psychologiques, métaphysiques, politiques, sociales, culturelles trop souvent éhontées (4) entre membres d’une même espèce (complément II).

L’humanité est une ; et cela correspond à la biologie.

L’Homme est appelé naturellement à devenir un Homme pour l’Homme (et il faut laisser le loup être un loup pour le loup : ce n’est pas si grave). La démocratique revient sur l’instrumentalisation dangereuse de l’oeuvre de Charles Darwin.

Au nom d’une lecture partiale, certains veulent nous imposer une compétition sauvage, sommaire et exclusive. Certes une « loi de la jungle » dure est observable entre espèces. Mais dans une même espèce, cette loi n’est plus identique. Charles Darwin avait dès le départ observé sélections et concurrences, mais aussi entraides et coopérations. Il existe des forces naturelles pour le maintien de l’unité de chaque espèce. Les démocrates peuvent, doivent avoir confiance.

Pour les démocrates cohérents que nous voulons être, il n’y a pas de véritable amour sans justice, ni de véritable justice sans amour. Nous devons être en adéquation non seulement avec la nature (écologie simple) mais aussi avec notre nature, la nature humaine. Autrement dit la « loi de la jungle » tempérée par l’unité de l’espèce et élargie grâce aux possibilités du langage.

Ceci ouvre l’éthique et la morale (5). On peut dire encore que l’oeuvre esthétique de la nature se poursuit dans notre espèce par un besoin d’esthétique morale : l’éthique. Notre éthique est liée à la conscience que nous avons de nous-mêmes ; individus et espèce. Nos droits et devoirs humains individuels ne peuvent être séparés de nos droits et obligations collectives. Nous ne devons renoncer ni à être des individus uniques, ni à être une espèce particulière, un drôle de singe et, au final, une seule nation.

Les indéterminations sont des libertés. Elles engendrent des créativités et aussi le choix de répétitions. Elles rendent possibles des politiques démentielles ou sages, des éthiques effondrées ou debout, des capacités de répondre ou non, des responsabilités. Nos responsabilités individuelle et groupales existent en fonction de notre liberté objective. Chacun-e peut se tester individuellement ; s’y entrainer. Chaque groupe, numériquement important ou pas, peut faire un examen de conscience collectif ; s’y entraîner.

La démocratique appelle un approfondissement des concepts de délégation, de représentation et de participation dans le cadre d’une dignité et d’un respect généralisés à l’ensemble de « Ce qui est ». Et particulièrement entre membres de notre propre espèce. Le respect généralisé n’implique pas que tout se vaille.

COMPLEMENTS

I- Attention aux illusions d’optique Quelle que soit la démarcation choisie par une analyse ou un point de vue quelconque (y compris spatial et temporel), posons que la réalité intérieure à cette frontière est aussi consistante que la réalité extérieure à celle-ci. Il y a équivalence entre identité et altérité. Cette position ne signifie pas que tout se vaille (relativisme).

Les choix (et les non-choix) individuels et collectifs que nous faisons ont des conséquences inégales, positives et négatives, plus ou moins profitables à nous-même et à notre espèce. Toute médaille a son revers, mais la face n’est pas identique au revers. La supériorité et la conquête (la conquête exige la quête) n’avancent que dans une considération réciproque des parties ; égales en dignité et en droit. Un beau passé n’autorise pas à biaiser le présent et à fixer le futur. La violence reste constamment nuisible ; à l’exception des cas de défense légitime qui n’ont rien à voir avec des guerres "préventives".

II- Laïcité et biologie

Rapprocher la laïcité d’une question biologique n’est pas l’affaiblir. Toute espèce est une et se défend contre sa propre division, sa fin. L’humanité aussi est une et lutte contre sa division. Certes la richesse économique et humaine dépend de nombreux spécialistes, de nombreux professionnels dans différentes techniques. Loin de moi l’idée de censurer cette nécessité. Mais l’humanité va trop loin quand elle confie avec exclusivité à certains, des tâches qui concernent tout humain. Des spécialistes ne peuvent aller jusqu’à former un corps à part ou supérieur ; stricto sensu des clercs (klerikos = mis à part).

Le cléricalisme n’est pas une exclusivité religieuse. On observe le phénomène dans les domaines artistiques, sportifs, politiques, corporatistes et commerciaux. L’expertise et la spécialisation sont des nécessités économiques, sociales et culturelles mais elles ne doivent pas braver l’unité de l’espèce. Discriminations au-delà des différences, ségrégations, apartheids et racismes, nationalismes, corporatismes et communautarismes menacent cette unité.

C’est dans le maintien de l’unité de l’espèce qu’il faut chercher la raison profonde de la volonté laïque. J’entends d’une laïcité non idéologique, non laïcarde, non laïciste mais simplement naturelle pour conjuguer unicité de chacun et unité de l’humanité. Le conflit en France entre une laïcité pleine et entière, majeure, contre une laïcité spécieuse est un cas particulier d’une tension permanente entre professionnalismes et citoyenneté ordinaire.

Développons un peu cet aspect historique. A l’intérieur d’une même foi (le catholicisme) la division clercs/laïcs avait pris une acuité intolérable. Elle nécessitait une révolution religieuse. La contestation clerc/laïc avait démarré bien avant les Réformes, bien avant 1789, mais elle prit feu à ce moment-là et malheureusement confondit divinité et politique, être suprême et état (constitution civile du clergé). Cela conduisit à l’échec de la révolution mutée en empire. La laïcité devint ultérieurement la loi de 1905 en France "de l’intérieur" (Alsace-Moselle allemande à l’époque). Loi à laquelle nous sommes à la fois si attachés, si craintifs et désireux de la voir évoluer. Le curseur politico-religieux de la laïcité a besoin de s’ajuster, en France et en Europe, à tout ce qui a eu lieu depuis plus de 100 ans. Notamment à l’expérience d’athéisme d’état après des siècles de collusion religion-état. La démocratique souhaite un état impartial plus que neutre. La loi de 1905 contient de l’essentiel et couvre des entorses.

Le curseur politico-religieux cherche en permanence son point d’équilibre. Il a besoin d’ajustements constants, pas seulement en Alsace-Moselle et en France, mais en Europe, en Turquie et dans tous les états du monde. Afin de règler de façon juste, mobile, évolutive : libertés et vérité. On pense évidemment au Liban, à Israël et à la Palestine. Mais aussi à la Réunion un si joli nom !

III- Un label de démocratie avec la « garantie » de la république ? La démocratique vise l’esprit de démocratie, dès la plus petite échelle : celle de l’individu ; jusqu’à la plus grande : celle de l’humanité toute entière. La démocratique ne méconnait pas pour autant les différents cercles et communautés qu’il y a entre ces deux "bouts". Nations, ethnies, langues, cultures, convictions et religions ont toutes leurs places mais chaque communauté doit vivre aussi ses limites (6). Comme l’individu. Comme l’humanité entière. C’est pourquoi les amateurs de démocratique que nous voulons être, préconisent l’attribution d’un label de démocratie aux différentes institutions et groupements officiels, contestataires ; reconnus ou pas. Ceci afin de pointer, le plus objectivement possible, leur niveau actuel de démocratie. Cette activité permettrait de proposer des références (7) à défaut de modèles ou d’exemples historiques complètement réussis.

IV- Nécessité pour la visée démocratique d’avoir une empreinte présente

Pour rester crédibles, les différents procédés démocratiques exigent une incarnation sensible tout de suite, au présent : "Plus de démocratie est le remède aux maladies de la démocratie". L’empreinte présente préfigure l’avenir durable visé, la société réellement en construction et permet temporairement une certaine joie, la patience des opprimés, la réflexion des opprimants (8).

Le chemin démocratique immédiat est tracé autour de la qualité des discussions et dialogues entre les présents... et avec nos propres consciences. Nulle organisation associative, politique ou religieuse ne peut raisonnablement s’exclure de cet effort individuel et collectif.

Lors des débats et dialogues les plus divers, les participants doivent jouir d’une égale considération, d’un égal droit, d’un commun devoir. Si le respect réciproque ne s’établit pas de façon naturelle, la démocratique propose alors comme prothèse, un protocole pour débats (9).

Certains procédés démocratiques comme le suffrage universel, le vote à bulletins secrets, sont largement admis, quasi irréversibles : ce sont des empreintes démocratiques léguées par le passé. Nous devrions davantage en tirer les conséquences.

V- Existe-t-il une taille préférentielle pour la démocratie ? Non, mais il existe une taille préférentielle pour la politique lorsque le citoyen est encore connu comme personne. La démocratique s’appuiera sur l’imbrication des petits territoires géographiques (ou virtuels) à l’intérieur de plus grands. Les petits pays deviennent les "individus" de plus grandes régions.

La démocratique porte une attention particulière aux territoires qui joignent le mieux citoyenneté et politique. Ce sont les écoles les plus évidentes de la démocratie, d"une éducation civique et populaire "sur le tas" ; quand relations humaines, citoyennes et politiques, sont assumées ensemble. Nous avons pensé et pensons évidemment au canton (étymologiquement le coin). Territoire qui réussit cependant à faire état puisqu¹il existe des états-canton (10).

L’esprit politique dominant la démocratique est celui de la fédération. Fédérations, fédération de fédérations, confédérations dans lesquelles toutes les composantes sociales, territoriales, individuelles et collectives, à leurs différentes échelles ont à être également respectées et traitées. Avec un réflexe de subsidiarité : ce qui peut être traité par un individu ne relève pas normalement du collectif. Ce qui peut être traité par une petite collectivité n’a pas à venir encombrer l’instance d’un territoire plus vaste. Se cantonner permet aussi de faire contre-pouvoir face à l’autorité plus large.

L’égalité, la liberté comme la dignité (11) ne sont pas seulement des nécessités individuelles mais également des nécessités collectives, indépendantes de l’importance numérique des populations concernées. Respect des minorités jusqu’à la plus petite des minorités : la personne.

Conclusion Pour la démocratique, il ne s’agit pas d’inventer de nouvelles valeurs mais de prendre davantage conscience de faits jusqu¹ici trop oubliés, négligés, sous-évalués ou trop hiérarchisés.

L’éthique est plus qu’une valeur, c’est un besoin général rendu possible par la réalité de la nature, son état. Les instances publiques ont à charge de nous aider à gérer nos libertés et nos responsabilités puisqu’elles correspondent à des faits. Par leurs meilleures actions, toutes les communautés convictionnelles, linguistiques, nationales ou religieuses le confirment. Mais elles ne suffisent pas à la formation éthique. Elles nous ont entraînés et nous entraînent parfois au pire comme l’athéisme d’état. Même si les révélations religieuses sont un ou des faits, les confessions restent diverses, divisées et dangereusement concurrentes. Au nom de Dieu, on peut trop facilement arrêter des raisonnements logiques.

Nous avons besoin d’une éthique publique, universelle, autonome, travaillée et appliquée courageusement localement. Le global peut alors survenir.

11 09 2007 Michel Portal

(1) Déterminations et indéterminations en physique. La matière a de l’esprit.

(2) Les premiers textes e-disponibles datent de 1995.

(3) Poléthique : politique et éthique, éthique et politique indissolublement.

(4) Du goulag soviétique à l’horreur du capitalisme financier, etc...

(5) Ecologie complète, c’est à dire sans oublier l’écologie de relations humaines...durables.

(6) Comme l’a bien indiqué Albert Camus

(7) Guillaume Tell, mythe ? et réalité du pacte de 1291 et de ses suites.

(8) Chacun ayant à l’évidence la double "nationalité"

(9) Contribution à la démocratique : un protocole pour discussions et débats, travail de l’Association pour un Eveil à la Responsabilité à l’Ecole (A.é.r.é.)

(10) Idée vers la paix, etc...

(11) Référence aux valeurs valables du TCE, pourtant refusé majoritairement par Hollandais et Français.

MP


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Commentaires

Logo de marion guillois
vendredi 21 novembre 2008 à 11h51, par  marion guillois

bjr ! c completemen pouri votr truc ! tu pren tro la confiance

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mercredi 9 janvier 2008 à 17h25, par  webduweb

Nos institutions ne valent plus rien, on est bien d’accord là-dessus.
L’Etat moderne n’est même pas démocratique. On s’en rend bien compte lors des élections présidentielles au suffrage universel : on nous demande d’élire notre chef des armées et du gouvernement, qui sera en même temps chef suprême de la magistrature, de la police, de la diplomatie. Bref, un monarque. Sauf que ce nouveau monarque n’a plus l’apanage de la monnaie et de la planche à billets. Le pouvoir économique lui est ôté. Il doit se conformer aux directives de Bruxelles avant de légiférer... Les valeurs définies par la Révolution Française sont de moins en moins respectées : la liberté de conscience est bafouée dans les Médias et la Presse, l’égalité de droit et l’égalité des chances n’est qu’un vain mot quand on sait les injustices faites aux minorités et le creusement des inégalités au point de vue des revenus, des conditions de vie, d’un continent à l’autre ou d’une classe sociale à l’autre. Quant à la Fraternité, parlons-en ! La course aux armements n’a pas cessé depuis la dernière guerre mondiale, guerre totale et absolument abominable, où deux villes ont été anéanties par le feu nucléaire ! Une fraternité qui se limite aux frontières, cela ne signifie rien ! Nos chefs d’Etat ne sont que des vilains paranos qu’il vaudrait mieux enfermer à l’asile.
En quoi as-tu foi, alors ? F. Nietzsche répondait : « en ceci : qu’il faut déterminer à nouveau le poids de toute chose. » (Le gai savoir, livre III, § 269)
Sur quoi fonder nos propres valeurs ? Quel est le fondement de la morale ? Ne voit-on pas que la morale s’écroule avec le déclin du christianisme ? Ces questions-là n’ont pas été assez débattues ?
Faut-il instaurer une charte des devoirs des élus après avoir constaté que les droits de l’homme n’étaient pas respectés par nos dirigeants ?

Site web : Dérive...
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lundi 22 octobre 2007 à 17h32, par  michel Ardouin

En démocratie, le peuple est souverain. Mais en réalité le peuple ne peut être sujet et souverain. On imagine mal une assemblée rassemblant tout le peuple pour régler les affaires communes. On a donc promu une démocratie indirecte, où les citoyens sont représentés par les députés, élus par le peuple, qui doivent débattre pour légiférer dans une assemblée : c’est le pouvoir législatif. Ensuite, il y a l’administration qui doit exécuter les décisions et faire appliquer les lois. Mais c’est là où cela cloche : on voit que le pouvoir exécutif a pris trop d’importance, et avec la police et l’armée, il gouverne, il propose les lois, il ordonne et décrète, et justifie son autorité par le suffrage universel. La chambre des députés n’est plus qu’une chambre d’enregistrement, et le sénat une maison de retraite pour les politiciens non réélus... Bref, nous voilà en monarchie, avec un chef d’etat, chef des armées, chef de la magistrature, chef de la police, et comme le suffrage universel cache un jeu de dupes... les gens se laissent abuser. Et ce petit roi n’a plus vraiment de pouvoir : le pouvoir est transféré à l’Union européenne, laquelle est aux mains de l’OMC et d’autres institutions internationales. C’est la ploutocratie mondiale...

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