LETTRE d’AFRIQUE

mercredi 30 juin 2004

Cher SELIDAIRE,

Nous vous prions de recevoir nos sincères félicitations pour la création de SEL’IDAIRE.

Bien plus que les déclarations d’intentions pompeuses lors des rencontres internationales sur la pauvreté, nous restons convaincus que seuls les S.E.L ou tout autre organisation similaire peuvent véritablement apporter quelque solution au problème de la pauvreté et de l’exclusion sociale, au contraire des systèmes d’échanges monétaires actuels.

Les informations que nous avons reçues sur les S.E.L grâce à SEL’IDAIRE nous ont énormément réjouis. Cependant, nous restons un peu déçus que malgré la longue tradition de solidarité qui existe en Afrique et bien que les africains soient ceux-là mêmes qui aient le plus besoin de S.E.L, l’Afrique soit encore largement à la traîne des autres pays en matière de création de S.E.L et autres systèmes d’échanges non-monétaires.

Les Africains possèdent d’énormes biens, services et savoir qu’ils pourraient non seulement échanger entre eux Africains, mais surtout, entre eux et les autres animateurs des S.E.L hors Afrique qui seraient heureux de diversifier leurs biens, services et savoir.

Les systèmes d’échanges monétaires actuels accroissent le nombre d’économiquement exclus et frustrés à travers le monde.

Les S.E.L sont donc les bienvenus pour aider à leur insertion dans le tissu socio-économique. C’est cette conviction surtout qui motive notre demande d’adhésion à un S.E.L en France – vu qu’aucun S.E.L n’existe encore chez nous – afin de nous former à l’école du S.E.L de France qui acceptera notre adhésion, nous imprégner de la philosophie des S.E.L, d’en maîtriser le fonctionnement en vue de la création d’un S.E.L chez nous en Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui encore en Afrique, la télévision, le téléphone fixe ou portable et la voiture ne sont – pour la majorité des Africains – accessibles qu’en seconde, troisième voire même quatrième main. Il existe un ordinateur pour au moins 3.000 personnes en Afrique !

Il y a en Afrique des biens, services et savoir de grande valeur qui peuvent faire l’objet d’échange contre ces biens là que les systèmes d’échanges monétaires actuels ne leur permettent pas d’acquérir.

L’idée de solidarité a de tout temps habité les Africains. Ce qui leur manque, c’est le savoir-faire qui leur permettra d’adapter cet esprit de solidarité aux exigences des temps modernes et en faire une solidarité ‘’durable’’.

Nous aspirons à acquérir ce savoir-faire auprès des S.E.L de France.

En outre, nous vous prions de nous faire parvenir l’adresse du réseau Européen des systèmes d’échanges non-monétaires ainsi que des adresses de S.E.L ou autres organisations similaires au Royaume-Uni, aux USA et Canada.

Merci pour votre disponibilité.

PAUL BIYA & KONAN JOEL

Vous pouvez répondre ci dessous à la brève...

SEL, JEU en Afrique ...tout un nouvel horizon s’ouvre...