Les selistes et les partenaires du JEU, invités à se mobiliser en cas de pandémie de grippe A

samedi 29 août 2009

Comment faire ses courses en cas de grippe A(H1N1) ? Où stocker ses provisions ? Qui appeler à l’aide si le trafic des transports en commun est interrompu ? Bref, comment organiser sa vie quotidienne en cas de pandémie ?

Les pouvoirs publics n’ont pas réfléchi à cette question. Le plan national de prévention et de lutte contre la pandémie grippale ne traite d’aucun aspect de la vie quotidienne bien qu’il prévoit d’organiser la continuité de la vie sociale et économique.

Les actions de l’Etat et des organismes publics ou privés ne sauraient suffire, une mobilisation active de la population est également indispensable pour l’aide aux personnes isolées ou malades et pour la garde des enfants.

Mais, concrètement, comment organiser cette solidarité partout en France ? Qui garde les enfants malades d’une infirmière dont la présence à l’hôpital est indispensable ou d’un éboueur dont la collectivité a besoin ?

Le réseau des selistes paraît extrêmement intéressant à mobiliser. L’enjeu est important. Il s’agit d’éviter les discriminations, les violences, les injustices liées aux peurs, et le chacun pour soi que pourraient générer la pandémie.

Pour que les selistes ne se contentent pas de se dire bonjour une fois par mois et s’ignorent le reste du temps ils doivent trouver le temps de se réunir avant le début de l’épidémie, puis établir un annuaire des partenaires (numéros de téléphone et courriels) afin que ces derniers puissent communiquer sans se contaminer. Dans l’hypothèse où il y aurait un malade pour quatre valides il s’agira notamment de savoir qui se chargera de faire les courses pour la collectivité, comment celles-ci seront livrées et payées si l’on doit éviter se rencontrer.