Mais à qui profite l’Angoisse ?

lundi 23 novembre 2009

De l’angoisse est (probablement) générée dans la relation du petit enfant avec sa génitrice/sa mère – vécu(s) fantasmatique(s) d’engloutissement, d’abandon anéantissant... etc., alors que la conscience est encore embryonnaire que le ‘‘soi’’, l’intérieur-ité, et/ou le ‘‘non-soi’’, l’extérieur-ité, étant en grande partie encore confondus, et que se manifeste les ressentis des besoins primordiaux ; l’absence...

La nécessaire distanciation qui s’opère par la rupture progressive du couple formé avec sa mère, la (les) personne(s) subvenant à nos besoins essentiels, prolonge ce processus. Elle passe par l’opposition (quand elle est possible) aux limitations étouffantes imposées à la vitalité enfantine - dirigée notamment contre la/les personne-s aimées -, ce qui réactive en l’étoffant l’angoissant sentiment... maman !

Le mortifiant malaise suscite une régressive projection fusionnelle - fantastique moyen d’agir, de se ‘‘sauver’’ (notamment comme ‘‘dyamonade’’ ne pas confondre avec la limonade) quand même en s’identifiant à ‘‘l’autre’’ (comme au bon jeune temps) - handicapant la différenciation et laissant un champ psychologique miné à la construction de soi, l’autonomisation. Cette distorsion confusionnelle fausse la formation de la conscience entraînant de grandes difficultés à pouvoir reconnaître pertinemment ‘‘l’autre’’ et ou l’adversaire comme (étant aussi en) soi-même, ainsi que de répétitifs errements en ce qui concerne la compréhension de ses propres besoins, désirs, actes, choix. « J’en sais quelque chose, pas toi ? »

A ce sentiment primitif se combinent ensuite des peurs angoissées provenant de refoulements et d’occultations de rêveries, d’envies, de praxies interdites ; reliées entre autres aux complexes de Jocaste et/ou d’Oedipe. Ce n’est pas tant les interdictions d’incestes qui font problèmes que les conditions et ou les façons dont elles sont mises en œuvres ; difficultés et graves pénuries de rencontres (érotiques entre autre) avec d’autres enfants, avec d’autre adultes (non pédophiles) choisis. Milieux familiaux incestifères, incestuels, ségrégations sociales entre femmes et hommes, adultes et enfants, classes sociales, ethnies... etc.

Agé de quatre ans, j’ai été brutalement surpris au lit avec ma petite sœur au cours d’une agréable partie de touche-pipi, par mes parents et grands-parents (chaque couple rangé en ordre de bataille sur chaque côté du lit).

« (h)On te coupe le zizi si tu recommence ! » beugla mon grand-père, en brandissant une paire de ciseaux. A cela s’ajoute l’inquiétude face à la mort que l’on inflige aux autres animaux pour s’en nourrir (entre autres), à celle qui est programmée pour chacun, ainsi que celle provenant d’assassinats, massacres, guerres... etc.

La nouvelle angoisse en découlant est matinée de craintes – entre autres de châtiments divers - avec culpabilités et ou hontes ressenties et partiellement sinon totalement occultées ; ce qui produit sans doutes une peur phobique - plus ou moins importante, subconsciente - de la vie !

Ne se mets t-il pas ainsi en place un – angoissant- complexe de dévitalisation, ou réflexe conditionné d’inhibition et frustration angoissée se répondent, se conjuguent, en suscitant ressentiment, sidération ; concourant à l’élaboration d’un occulte moule con-porte-mental... inducteur notamment d’irresponsabilité peureuse et/ou de violence aberrante ? La pulsion vitale devient… fautive ; faute de vie bien vivante !

Les femmes sont un bouc émissaire tout trouvé, elles qui enfantent !

L’anxiété, inconsciemment alliée à la culpabilité, la honte, le mépris, la jalousie, la haine, les gratifications tarifées, le sado-masochisme (dons et contre dons ; apprentissage de la vente de soi pour racheter sa ‘dette’, de la compétition escrocomique), la terreur... etc, lie la vie marchandisée au narcissisme sacrificiel de l’hédonisme hommain (c’est pas le pied). L’angoisse contemporaine - chez ‘‘l’homme moderne’’ confronté à sa misère, son inhumanité et son manque d’avenir de plus en plus manifeste, contribue à faire craquer les corsets de maintient des identités socio-individuelles... ouf !

Il nous incombe d’inventer une nouvelle personnalité … humaine (celle-là), liée à l’instauration d’un pluriel mode de vie humain !