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jeudi 10 novembre 2005
par Collectif TRANSVERSEL

"TIME IS MONEY"

"Le temps c’est de l’argent". Quel est l’économiste, le sociologue ou le philosophe qui nous a annon cé, il y a plus d’un siècle, cette idée géniale pour un économiste ? "Le temps c’est de l’argent". Quel est l’économiste, le sociologue ou le philosophe qui nous a annon cé, il y a plus d’un siècle, (...)

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mercredi 10 août 2005 à 10h04, par  martin.mic@free.fr

La démarche économique des SEL est très subversive vis à vis de l’ordre économique actuel. Cela signifie qu’elle heurte frontalement cette économie. En effet, ceux qui paient des taxes ne voient pas d’un très bon oeil des activités similaires aux leurs se développer sous leur nez. D’autre part, une partie des taxes servent à financer des services publiques, de la recherche, de l’éducation etc. Il me semble donc que ce positionnement révolutionnaire des SEL confinera pour longtemps encore ses adeptes et cette économie à l’entraide (dont je suis le premier à défendre les bienfaits) et concernera très peu de monde.
Il me semble qu’il serait beaucoup plus efficace de définir un domaine d’activité sur lequel "le temps" (et non le profit) serait le premier critère. Je crois que le temps passé à s’occuper des personnes dépendantes répond exactement et de façon indiscutable à cette définition. Une fois ce point acquis il devient possible de créer une économie plurielle basée sur la pluriactivité. C’est à dire que chacun pourrait passer une partie de son temps dans le domaine du profit (ou de l’administration) et une partie de son temps dans le domaine du non-profit ainsi défini.
Le principe de monnaie fondante me semble très bien adapté pour fluidifier les échanges dans le domaine du non-profit. Je défends donc l’idée de deux monnaies complémentaires : la monnaie actuelle partout où il est nécéssaire d’investir et la monnaie fondante là où ce qui compte c’est le temps passé et le lien social. Il s’agit d’une démarche réformiste qui permettrait d’initier une très grande masse de personnes à une économie plurielle, ce qui nous conduirait en définitive à une révolution. On peut noter que les pompiers volontaires (200 000 volontaires pour 20 000 professionnels) vivent déjà selon un principe de pluriactivité et qu’ils ont donc déjà tracé un sillon d’économie plurielle libérale et solidaire dans la jungle du droit du travail.


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